POURQUOI TANT DE VERSIONS ? Pourquoi les traductions bibliq

Les croyances des Témoins de Jéhovah.
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medico

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POURQUOI TANT DE VERSIONS ? Pourquoi les traductions bibliq

Ecrit le 21 févr. 2013 08:06

Message par medico

POURQUOI TANT DE VERSIONS ?
Pourquoi les traductions bibliques diffèrent-elles?
La Bible reste, depuis des siècles, le best-seller mondial: plus de 5 millions d’exemplaires vendus
par an dans plusieurs centaines de langues et 50 millions de portions de la Bible.
Pourtant, en France, il n’est pas facile de la trouver: dans plus de 95% des libraires, on vous
répondra: "Nous ne tenons pas ce livre. Il vous faut aller dans une librairie religieuse". Pendant la
guerre, j’ai fait toutes les librairies religieuses des villes de la zone libre que j’ai traversées sans
jamais trouver de Bible.
Aujourd’hui, si vous allez dans une librairie qui vend des Bibles, vous n’êtes pas au bout de vos
peines, car dans une bonne librairie religieuse on vous demandera: "Quelle version? Segond,
Colombe, Jérusalem, TOB, Darby, Pierre de Beaumont, la Pléiade, Chouraqui , Osty, la Bible en
français courant, ou la Bible du Semeur?"
Or, je n’ai énuméré là que les dix versions actuelles les plus vendues de la Bible entière; pour le
Nouveau Testament, vous en trouveriez bien davantage. Déjà en 1910, on comptait 359 versions
ou révisions de la Bible et 1616 éditions de celles-ci. On peut donc dire qu’aujourd’hui nous
avons en français plus de 400 versions différentes de la Bible entière ou du Nouveau Testament.
En anglais, on en compte près de 600.
Pourquoi cette surabondance déroutante? Un collègue enseignant me dit un jour: "On devrait
enfermer ensemble tous les traducteurs de la Bible et ne les relâcher que lorsqu’ils se seront
entendus sur une version." Cette remarque traduit bien la perplexité agacée du Français moyen
devant cette prolifération de versions bibliques. Mais dès que l’on commence à réfléchir à cette
proposition, on en voit l’impossibilité. Tout d’abord: ces versions existent; chacune d’elles a ses
adhérents qui ne changeraient pas leur Bible contre une version unique, fût-elle imposée par une
Eglise totalitaire. Dans les années 70, on a fait une traduction dont on espérait qu’elle servirait à
tous les chrétiens: la T. O. B., élaborée par des savants catholiques, protestants et orthodoxes. En
fait, c’est une version de plus, qui s’est ajoutée aux autres sans les remplacer. Donc: pourquoi
toutes ces versions? On peut mentionner au moins une dizaine de raisons de cette multiplicité de
traductions bibliques.
1. L’évolution de la langue
Une première raison est évidente: c’est l’évolution de la langue et le vieillissement de toute
traduction. Sur les quelque 400 versions bibliques mentionnées tout à l’heure, plus des neuf
dixièmes s’éliminent d’emblée parce que leur langage ne correspond plus au nôtre.
Dans la Bible d’Olivétan, qui a nourri les hommes et les femmes de la Réforme, le Ps 23 se lit:
"Le Seigneur est mon pasteur, je n’aurai faute de rien. Il me faict reposer es pasquiers herbeux, il
me meine auprès des eaux quoyes. Il refectionne mon âme... Tu appareilleras la table devant moy,
présent ceulx qui me tormentent, tu engraisseras mon chef de oingnement, et ma couppe est
remplie a comble..." 29
Cette version a été révisée de nombreuses fois du vivant de l’auteur et des Réformateurs.
D’innombrables révisions ont eu lieu au cours des siècles suivants.
Luther lui-même a constamment révisé et retravaillé sa propre traduction. D’ailleurs, si sa version
n’avait pas été révisée un grand nombre de fois au cours des siècles, personne ne la comprendrait
plus. La version Segond, qui reste la plus répandue en France, date de 1880. Elle a été révisée en
1910, mais on n’y a pas apporté beaucoup de changements. Dans cette version, les archaïsmes
abondent: "nous nous mîmes à genoux et nous priâmes, nous partîmes et nous arrivâmes..." (Ac
21.5-8); plus personne n’emploie le passé simple à la première personne du pluriel. On y trouve:
"...afin que je l’annonçasse... que nous reçussions l’adoption" (Gal 4.5). Les versions synodale,
Jérusalem et Maredsous comme Segond, emploient régulièrement l’imparfait du subjonctif dont
Le bon usage de Grévisse dit qu’il "ne s’emploie plus dans la langue parlée" et que "la langue
écrite aussi le remplace par le présent".
Les pièges du vocabulaire
Une autre difficulté liée au vocabulaire c’est l’emploi, par la plupart des traductions, de mots qui,
soit ne sont plus compris par nos contemporains, soit-ce qui est plus grave-sont compris dans un
sens différent.
Dans la première catégorie figurent tous les termes spécifiquement théologiques: repentance,
justification, sanctification, rédemption, propitiation, iniquité...
Prenez un passage capital pour la justification par la foi: Rom 3. 23-26, et lisez-le dans la version
Segond. Les mots théologiques y abondent: "gloire, grâce, justifiés, la rédemption qui est en
Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné par son sang, à être pour ceux qui croiraient victime
propitiatoire..."
Il y a fort à parier que si l’on demandait à un Français moyen: "Comprends- tu ce que tu lis?," il
réponde comme ce ministre éthiopien: "Comment le pourrais-je si quelqu’un ne me guide?" (Ac
8.30-31).
Heureusement, le Saint-Esprit fait souvent cet office de guide. On a dit en pédagogie: "On n’a pas
encore trouvé la méthode qui puisse empêcher un enfant intelligent d’apprendre à lire". On peut
transposer: "Il n’existe pas de traduction biblique qui puisse empêcher quelqu’un qui cherche
sincèrement de trouver le salut". Mais notre tâche est de lui faciliter le plus possible cette
recherche en ôtant du moins les obstacles les plus gros.
Une deuxième catégorie de mots comprend des termes qui ont pris peu à peu un sens différent:
les saints, la piété, un mystère, la justice. Certains de ces mots étaient (peut-être) encore compris
dans leur sens biblique à la fin du siècle dernier lorsque Louis Segond a fait sa traduction, mais ils
ont changé de sens. Lorsque Jésus-Christ est appelé "le chef et le consommateur de la foi" (Heb
12.2), le mot chef n’a plus le sens de tête (sauf dans: couvre-chef) ou d’initiateur, et
consommateur a pris un sens complètement différent. Pour faire comprendre ce que voulait dire
l’auteur, il faut traduire: "Jésus, qui nous a ouvert le chemin de la foi et qui la porte à la
perfection."
De même, le verbe consommer ne se comprend plus lorsqu’il est dit du méchant qu’il "consomme
son iniquité" (Ps 36.3) ou "celui qui se mord les lèvres a déjà consommé le mal" (Pr 16.30).
http://www.areopage.net/PDF/Kuen.pdf
Pourquoi les traductions bibliques diffèrent-elles?
La Bible reste, depuis des siècles, le best-seller mondial: plus de 5 millions d’exemplaires vendus
par an dans plusieurs centaines de langues et 50 millions de portions de la Bible.
Pourtant, en France, il n’est pas facile de la trouver: dans plus de 95% des libraires, on vous
répondra: "Nous ne tenons pas ce livre. Il vous faut aller dans une librairie religieuse". Pendant la
guerre, j’ai fait toutes les librairies religieuses des villes de la zone libre que j’ai traversées sans
jamais trouver de Bible.
Aujourd’hui, si vous allez dans une librairie qui vend des Bibles, vous n’êtes pas au bout de vos
peines, car dans une bonne librairie religieuse on vous demandera: "Quelle version? Segond,
Colombe, Jérusalem, TOB, Darby, Pierre de Beaumont, la Pléiade, Chouraqui , Osty, la Bible en
français courant, ou la Bible du Semeur?"
Or, je n’ai énuméré là que les dix versions actuelles les plus vendues de la Bible entière; pour le
Nouveau Testament, vous en trouveriez bien davantage. Déjà en 1910, on comptait 359 versions
ou révisions de la Bible et 1616 éditions de celles-ci. On peut donc dire qu’aujourd’hui nous
avons en français plus de 400 versions différentes de la Bible entière ou du Nouveau Testament.
En anglais, on en compte près de 600.
Pourquoi cette surabondance déroutante? Un collègue enseignant me dit un jour: "On devrait
enfermer ensemble tous les traducteurs de la Bible et ne les relâcher que lorsqu’ils se seront
entendus sur une version." Cette remarque traduit bien la perplexité agacée du Français moyen
devant cette prolifération de versions bibliques. Mais dès que l’on commence à réfléchir à cette
proposition, on en voit l’impossibilité. Tout d’abord: ces versions existent; chacune d’elles a ses
adhérents qui ne changeraient pas leur Bible contre une version unique, fût-elle imposée par une
Eglise totalitaire. Dans les années 70, on a fait une traduction dont on espérait qu’elle servirait à
tous les chrétiens: la T. O. B., élaborée par des savants catholiques, protestants et orthodoxes. En
fait, c’est une version de plus, qui s’est ajoutée aux autres sans les remplacer. Donc: pourquoi
toutes ces versions? On peut mentionner au moins une dizaine de raisons de cette multiplicité de
traductions bibliques.
1. L’évolution de la langue
Une première raison est évidente: c’est l’évolution de la langue et le vieillissement de toute
traduction. Sur les quelque 400 versions bibliques mentionnées tout à l’heure, plus des neuf
dixièmes s’éliminent d’emblée parce que leur langage ne correspond plus au nôtre.
Dans la Bible d’Olivétan, qui a nourri les hommes et les femmes de la Réforme, le Ps 23 se lit:
"Le Seigneur est mon pasteur, je n’aurai faute de rien. Il me faict reposer es pasquiers herbeux, il
me meine auprès des eaux quoyes. Il refectionne mon âme... Tu appareilleras la table devant moy,
présent ceulx qui me tormentent, tu engraisseras mon chef de oingnement, et ma couppe est
remplie a comble..." 29
Cette version a été révisée de nombreuses fois du vivant de l’auteur et des Réformateurs.
D’innombrables révisions ont eu lieu au cours des siècles suivants.
Luther lui-même a constamment révisé et retravaillé sa propre traduction. D’ailleurs, si sa version
n’avait pas été révisée un grand nombre de fois au cours des siècles, personne ne la comprendrait
plus. La version Segond, qui reste la plus répandue en France, date de 1880. Elle a été révisée en
1910, mais on n’y a pas apporté beaucoup de changements. Dans cette version, les archaïsmes
abondent: "nous nous mîmes à genoux et nous priâmes, nous partîmes et nous arrivâmes..." (Ac
21.5-8); plus personne n’emploie le passé simple à la première personne du pluriel. On y trouve:
"...afin que je l’annonçasse... que nous reçussions l’adoption" (Gal 4.5). Les versions synodale,
Jérusalem et Maredsous comme Segond, emploient régulièrement l’imparfait du subjonctif dont
Le bon usage de Grévisse dit qu’il "ne s’emploie plus dans la langue parlée" et que "la langue
écrite aussi le remplace par le présent".
Les pièges du vocabulaire
Une autre difficulté liée au vocabulaire c’est l’emploi, par la plupart des traductions, de mots qui,
soit ne sont plus compris par nos contemporains, soit-ce qui est plus grave-sont compris dans un
sens différent.
Dans la première catégorie figurent tous les termes spécifiquement théologiques: repentance,
justification, sanctification, rédemption, propitiation, iniquité...
Prenez un passage capital pour la justification par la foi: Rom 3. 23-26, et lisez-le dans la version
Segond. Les mots théologiques y abondent: "gloire, grâce, justifiés, la rédemption qui est en
Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné par son sang, à être pour ceux qui croiraient victime
propitiatoire..."
Il y a fort à parier que si l’on demandait à un Français moyen: "Comprends- tu ce que tu lis?," il
réponde comme ce ministre éthiopien: "Comment le pourrais-je si quelqu’un ne me guide?" (Ac
8.30-31).
Heureusement, le Saint-Esprit fait souvent cet office de guide. On a dit en pédagogie: "On n’a pas
encore trouvé la méthode qui puisse empêcher un enfant intelligent d’apprendre à lire". On peut
transposer: "Il n’existe pas de traduction biblique qui puisse empêcher quelqu’un qui cherche
sincèrement de trouver le salut". Mais notre tâche est de lui faciliter le plus possible cette
recherche en ôtant du moins les obstacles les plus gros.
Une deuxième catégorie de mots comprend des termes qui ont pris peu à peu un sens différent:
les saints, la piété, un mystère, la justice. Certains de ces mots étaient (peut-être) encore compris
dans leur sens biblique à la fin du siècle dernier lorsque Louis Segond a fait sa traduction, mais ils
ont changé de sens. Lorsque Jésus-Christ est appelé "le chef et le consommateur de la foi" (Heb
12.2), le mot chef n’a plus le sens de tête (sauf dans: couvre-chef) ou d’initiateur, et
consommateur a pris un sens complètement différent. Pour faire comprendre ce que voulait dire
l’auteur, il faut traduire: "Jésus, qui nous a ouvert le chemin de la foi et qui la porte à la
perfection."
De même, le verbe consommer ne se comprend plus lorsqu’il est dit du méchant qu’il "consomme
son iniquité" (Ps 36.3) ou "celui qui se mord les lèvres a déjà consommé le mal" (Pr 16.30).
http://www.areopage.net/PDF/Kuen.pdf
- Témoin de Jéhovah baptisé et actif -
(Isaïe 30:15) Votre force résidera en ceci : dans le fait de rester calmes et [aussi] dans la confiance.
AM www.jw.org
http://jehovah.forum-religion.org/search.php

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